Au pieu les p'tits vieux...
La France vieillit. L’allongement de la durée de vie, couplé à la baisse significative de la natalité, ne saura permettre de renouveler, d’ici 20 ans, la situation de l’emploi en France comme en Europe. Seule une immigration massive, concertée à l’échelle européenne, pourra éviter l’effondrement programmé de la croissance dans des pays trop âgés pour rester compétitifs à l’échelle mondiale. Le « problème » de l’immigration, ainsi évoqué pour la première fois selon ces termes par Jean-Marie Le Pen, est devenu l’emblème de cette France vieille et capricieuse, portée par une vague d’hystérie douce, quand il pourrait, au contraire, être une chance et la seule, qui plus est. Le maintient droitier de l’Europe ne permettra malheureusement pas cette politique d’immigration massive avant longtemps, avant, peut-être, que le « problème » s’impose de lui-même, et oblige les états membres à reconsidérer la question. A travers l’aveuglement national, qui préside à ce que je préfère appeler la « question » de l’immigration, c’est aussi le devenir de l’Europe qui est promis à l’échec. Premier écueil, donc, de la politique de Sarkozy, qui sait admirablement surfer sur l’opinion publique, prône une France qui n’existe de toute façon déjà plus, et s’engage dès à présent dans le mensonge.
Qu’elle est-elle, cette France, qui aujourd’hui plébiscite Monsieur Sarkozy ? C’est la France de nos petits vieux et de nos malades, moins la France des retraités que celle des maisons de retraite. Entendons-nous bien : je ne veux pas parler nécessairement de l’âge des électeurs, certains jeunes sont plus vieux que ma grand-mère… A ce point de paresse intellectuelle généralisée, y compris chez nos intellectuels fanés par un rêve sartrien mort et enterré (voyez Finkielkraut, le pauvre homme n’est même plus crédible tellement il n’a rien à dire, tellement sa méconnaissance du contemporain, à défaut de le rendre intemporel, en fait l’épigone du temps perdu), à ce point, disais-je, où la pensée s’effondre dans la reconsidération hâtive d’une droite sans masque autre que les discours si puissamment creux de Monsieur Sarkozy, je me dis qu’il n’y a plus grand-chose à espérer.
Ah, si un dernier truc, peut-être : qu’un vote intelligent et réaliste pour Mme Royal soit plus suivi qu’on ne le pense. Personnellement, à votre place, je me méfierais beaucoup de l’abstention…




Commentaires
http://www.udf.org/discours/fb_colloque_220206.html
J'ai lu les études qui disent "il faut 20 millions d'immigrés supplémentaires pour l'ensemble de l'Europe". Il y a une réalité européenne à laquelle nous ne devons pas nous résigner, que de voir notre pyramides des âges se renverser"...
Tu l'auras compris, je crois fermement dans l'apport démographique de l'immigration. Et surtout dans le métissage qui en résultera : sur quoi, évidemment, je souhaiterai que le PS, s'il y a lieu, ne fasse pour le coup aucun compromis là-dessus.
Aucun parti de gouvernement dans le monde (par parti de gouvernement on entend parti qui accepte de passer des compromis avec le monde tel qu'il est ne voit dans le recours à l'immigration massive pour régler des problèmes de démographie. Les civilisations savent qu'elles sont mortelles mais de là à se suicider....
Le texte de Bayrou pose effectivement les problèmes et quel que soient les solutions préconisées (celles du PS ou autres), elles passent toutes par des mécanismes de régulation des flux qui impliquent de facto des "discriminations" (qui entre, sur quels critères etc...). Voilà simplement ce que j'essaye d'expliquer depuis un certain temps.
Est-ce que c'est vous qui avez laissé ce commentaire sur Contrechamp (sur le billet "la nouvelle tare") où il est question, "autour de nos blogs respectifs", de "... coalition réflexive sur l'idée de gauche, et peut-être une plus sévère critique des medias..." ?
Et si oui, qu'entendez-vous par là ? est-ce que vous pouvez être plus précis ? avez-vous des idées, des propositions concrêtes ?
(je préfère vous poser la question ici car personne n'a rebondi là-bas).
PS : cela me semble aussi valable dans d'autres domaines.
Il s'agit bien d'un lapsus... Et donc d'une erreur que vous aurez judicieusement remarquée.
Sinon par coalition réflexive autour de l'idée de gauche, j'appelais simplement à débattre autour de cette idée qui a fait depuis quinze jours la preuve de son incomplétude : c'est aussi le voeu de Ségolène Royal, voeu qui malheureusement n'a pas eu le temps nécessaire pour se constituer autrement que comme une promesse. Mme Royal, on l'a vu, a su tirer profit dans un premier temps d'une couverture médiatique qui en a rapidement fait l'icône d'un renouveau possible à gauche, dans la mesure où il s'agissait d'une femme. Ce qui n'est absolument pas andecdotique certes, mais s'est révélé un piège implacable : calendrier à mon avis trop court qui face à l'honnêteté de Mme Royal lui aura été fatal : elle ne cessait ainsi de répéter l'évidence, qu'il fallait discuter avec les partenaires sociaux, engager des réformes dans le débat concerté, dans un travail de longue haleine et surtout, de réflexion collective, ce que je me proposais, donc, de reconduire sur nos blogs. Dire que rien n'était joué d'avance, c'était perdre déjà l'élection face aux "solutions" simples de son adversaire, "solutions" qui apparaissent comme autant de formules toutes faites frappées au coin du "bon sens" (en quoi Sarkozy marque finalement l'avènement reconduit du poujadisme).
Reconduire le débat, donc, autour de nos blogs respectifs, pour ceux qui le désirent : d'abord élan de solidarité, mais surtout manière de s'engager plus avant. Je me suis permis de faire cette proposition sur le site de Contrechamp car elle bénéficie d'une réelle visibilité. Bien entendu, celle-ci est libre d'y faire ce qu'elle veut, après tout, c'est d'abord un blog consacré au cinéma. Elle aura sans doute décliné l'offre, ayant, dit-elle, un "problème avec l'engagement". L'engagement, c'est-à-dire la critique en tant que telle, la prise de parti que j'aimerai retrouver dans des textes qui deviennent de plus en plus consensuels, parés d'une distance qui se voudrait réfléchie sans jamais prendre de risque (je parle bien sûr de la critique dans son ensemble).
La critique de cinéma, pour moi, à tout à voir avec le monde qui nous entoure, y compris, bien sûr, les media qui traversent aujourd'hui une crise estrêmement grave. Les journalistes, on le sait, n'aiment pas être critiqués pour leur travail. Pourtant, l'incompétence avérée d'un grand nombre d'entre eux (et pas des moindres), couplée à la concentration des pouvoirs, sont une menace pour la démocratie et un affront à l'intelligence supposée de chacun. Je me suis penché récemment sur la question au cours d'une série de colloques que j'animais en province, où j'ai pu rencontrer certaines personnes (dont un ancien journaliste d'"Arrêt sur images"), qui font un vrai travail d'analyse, et qui malheureusement n'ont plus leur place là où il devraient être (au sein des media eux-mêmes justement). Un réel contre-pouvoir largement marginalisé, qu'il conviendrait de réinvestir dans nos blogs avec les outils qui conviennent, au prix d'un exercice critique qui ne s'en voudra pas de s'en prendre (pour certains dont je suis) à une éventuelle "confrérie". Si j'ai déjà beaucoup écrit sur la télévision, il me semble important d'accentuer ce travail, de proposer en creux de nouvelles façons de voir et de montrer le monde qui nous entoure. Bref, de s'engager plus avant.
Je suis de gauche et j'entends construire cette appartenance, la construire, mais pas seulement pour moi évidemment : c'est pourquoi, après une reprise en main de mon écriture à travers le seul "je" employé depuis que j'ai quitté les "Cahiers", j'ai de nouveau besoin d'un "nous" (trouvé un temps, et de façon somme toute anecdotique, autour de quelques films parmi les quelques personnes rencontrées par le biais de Kaywa et d'amis communs).
Voilà.
Quelques explications sur mon "désengagement". Mon blog est visible, certes. Pour autant, ai-je des devoirs ? Dois-je m'en excuser ? Je ne me sens pas l'âme d'une prosélyte politique, ni d'une porte-parole parce que je suis d'un naturel prudent et réfléchi. J'ai besoin de peser chaque décision, ne pouvant supporter d'être enfermée dans des carcans idéologiques qui seraient contraires à mes aspirations individuelles et collectives.
Je dois avouer ma perplexité face à ce pseudo-militantisme qui intervient, à mon sens, un peu tard. Il a fallu que la gauche moribonde perde les élections pour la 3è fois consécutive pour qu'ait lieu ce sursaut ? Ce qui me dérange profondément avec cette idée d'engagement (et comme je tentais de l'expliquer sur mon blog), c'est le sectarisme d'une certaine frange de la gauche. On ne saurait me blâmer pour ça.
L'engagement, c'est quoi pour toi ? J'ai travaillé dix ans en Seine-Saint-Denis, dans les quartiers sensibles, permettant l'accès à la culture et à l'éducation à ceux qui n'y avaient pas droit. Je viens de raccrocher les gants, épuisée. Que faisais-tu, toi ?
Dimanche soir, j'étais place de la Bastille ? Et toi, où étais-tu ?
Le lendemain, j'y suis retournée car il ne faut pas croire que le mouvement s'est tari. Ce soir, certains tiennent encore le siège, quand d'autres ne quittent pas le leur.
Certes, on a besoin de penseurs et d'intellectuels pour envisager la refonte de la gauche. J'ai eu beau voter pour elle aux deux tours, je ne me reconnais pas dans la gauche de Ségolène Royal. Mais je crois aux actes. Surtout, je n'éprouve pas le besoin de communiquer dessus. "Hé, regardez comme je pense intensément ma gauche".
Enfin concernant la critique, son rapport au monde, et la nécessité de la repenser elle aussi, voilà maintenant des années que tu nous chantes la même fredaine, sans rien avancer de concret. Stigmatiser sans rien proposer, voilà l'apanage du donneur de leçons.
Ce commentaire s'apparentera à une attaque personnelle. Soit je l'assume, contrairement à toi qui n'a pas eu le courage de le faire frontalement à mon endroit, préférant te réfugier, comme toujours, derrière des effets de style. Bref, tout ça pour dire que j'ai mes idées, bien personnelles, et que je n'ai besoin de personne pour m'indiquer la voie.
Sinon, tout ce que tu dis d'autre est très bien, mais tu en fais quoi concrétement ?
Je rebondissais tout de même sur ce que tu as écris, afin de faire le lien entre la critique et l'engagement. La critique est aussi une manière de prendre parti, je le maintiens, et j'ai souvenir de discussions là-dessus où nous n'étions pas d'accord : pour moi, prendre parti, c'est au contraire prendre en compte "l'autre moitié" dont tu parlais, la comprendre d'abord, la combattre ensuite. Contrairement à toi, je n'en fait pas du tout un synonyme de sectarisme. Ou, pour être plus précis, s'il s'agit de suivre une "ligne", c'est nécessairement sur la base d'un compromis passé en commun, sur la base d'idées partagées, d'idées fortes, de valeurs, que je voudrais interroger avec d'autres, et oui, seulement après la troisième défaite de la gauche, parce qu'avant j'étais occupé à d'autres choses, et que ça m'intéresse, et que ça me semble urgent, comme à beaucoup d'autres. J'avais envie d'ouvrir ces questions à une discussion, sans me poser en rassembleur de quoi que ce soit, sans exiger non plus quoi que ce soit de quinconque ni de toi, c'était juste une proposition.
Rien de concret encore sur le sujet ? C'est vrai. Je prends le temps. Lectures, discussions. En tous les cas, envie très sérieuse de me lancer là-dedans. On verra. L'envie aussi de lancer des ponts entre des textes frontalement politiques et d'autres consacrés au cinéma, aux images. Ponts arbitraires qui prendront naturellement sens d'un texte à l'autre, dans leur succession. Par ailleurs, je dispose effectivement de peu de temps pour écrire en ce moment (je passe un concours).
Sur la critique ? rien de concret ? libre à toi de le penser. Pour ma part, je pense avoir amplement travaillé dans ce sens, aux Cahiers puis ici, avoir donné plusieurs pistes, proposé plusieurs approches.
DSK ? Ben oui, c'est en lien. Je ne m'en suis jamais caché.
Place de la Bastille ? Non je n'y étais pas. Le vote a parlé, cela n'a absolument aucun sens de manifester pour l'heure son mécontentement. Je trouve cela stupide, mais ça n'engage que moi : manifs par ailleurs déjà récupérées par certains, de sorte que les journaux télé font état des violences et seulement d'elles.
Besoin de personne pour t'indiquer la voie ? J'ai toujours besoin, pour ma part, de la construire avec d'autres (gens, lectures, etc.). Cela s'appelle l'humilité.
Pour finir, ne vois nulle médisance, encore une fois, dans mes propos. Si débat il doit y avoir, tant mieux, sinon, bonne chance pour la suite.
Tu parlais dans ton commentaire précédent des médias, de contre-pouvoir pour écrire après que " les journaux télé font état des violences et seulement d'elles.". En es-tu si sûr ? Aucun des JT n'a relayé véritablement ces violences, je peux te le garantir. Je regarde 5 JT quotidiennement et le décalage est effrayant. On est déjà entré dans l'ère de la télé Sarkozy. D'où mes espoirs dans le journalisme citoyen, type La Télé Libre, Rue 89, Mémoire Vive etc..
Concernant la critique et l'engagement. Si c'est pour tomber dans l'ornière Mao des petits Cahiers jaunes, ça ne m'intéresse absolument pas. Mais tu parles de "ponts" tendus, ce qui esquisse quelque chose de nettement plus construit (exigence qui ne m'étonne pas de ta part).
J'apprends enfin que je ne suis pas "humble" pour revendiquer des valeurs auxquelles je crois en mon âme et conscience, avant que de les éprouver et les reconnaître dans une communauté de personnes et d'idées. Soit, je ne suis pas humble, libre penseuse sans doute, individualiste forcément. C'est cela la logique sectaire.
Je n'oppose pas, ce qui pour le coup serait bien un réflexe sectaire, la rue et les textes, les vraies gens et les blogs, la pensée et l'action, le "terrain" comme tu dis, où se trouvent les individus, et mon chez moi... ça n'a aucun sens. Tu as des amis de droite ? Et bien figure-toi que moi aussi ! Où est la contradiction ? C'est une idée, que je veux combattre, des valeurs, et les gens qui temporairement les incarnent sur la scène politique. Pas nécessairement ceux qui dans mon entourage sont d'accord avec ce que je réfute ! Mais ça implique de faire un choix, de s'engager. De s'engueuler.
C'est le sens de l'apparition du centre sur la scène politique, comme force électorale réelle, et qui à moi me pose problème. Pour moi, gauche et droite sont deux manières fondamentalement différentes de voir le monde. Sur le plan économique notamment. Sur le plan des valeurs. Le non-engagement au centre, qui prône justement un pseudo-engagement sur la base des hommes et des femmes, au-delà de leur parti, je n'y crois pas du tout. C'est la pire manière de faire de la politique. Ou plutôt la moins opératoire. A un moment donné, il s'agit quand même d'avoir des résultats, ou alors, on est condamnés à être les "témoins" de ce qui arrivera.
Sinon pardon, mais je ne parlais pas d'un manque d'humilité chez toi en ce qui concerne tes valeurs : c'était en fait, disons, euh, plus général...
Que te dire ? Je ne vais pas m'excuser d'avoir eu un article dans Le Monde, ni d'avoir communiqué dessus. Car c'est bien de cela dont on parle n'est-ce pas ? Je te dis même qu'il va falloir que tu t'y habitues. Par ailleurs, il y a eu bien d'autres articles sur mon blog dont je n'ai pas fait mention. Maintenant que tu t'en serves comme tribune pour un hypothétique projet de blogs citoyens de gauche, après des mois de silence et sans même m'avoir consultée avant me parait très opportuniste de fait. J'aurais été ravie de m'associer à cette initiative si elle avait été élaborée et réfléchie conjointement en amont.
Tu peux peut-être t'inspirer de ce qu'a fait Versac avec sa République des blogs. Il a réussi à fédérer toute une communauté sur ces questions politiques qui nous agitent. Je te donne des idées d'action car tu n'en as pas.
"C'est une idée, que je veux combattre, des valeurs, et les gens qui temporairement les incarnent sur la scène politique." Soit, tu veux t'engager, mais comment ?
Tu prétends qu'à Bastille, ce "nous" n'existait pas alors que tu n'étais même pas présent pour engager la discussion in situ. Pour ta gouverne, il y a en ce moment même des assemblées générales où sont présents des intellectuels qui se sont mobilisés spontanément. Pourquoi ne pas commencer par les rejoindre ?
Pas d'accord sur ce que tu dis sur le centre, sinon. Comme tu l'écris, il s'agit d'une force électorale réelle. Mais je n'ai guère envie de m'étendre.
Te consulter en amont ? Mais encore une fois, c'était spontanné ! Je te concède que ce n'était pas réfléchi et pour cause : je souhaitais réfléchir en commun. Je n'imposais rien cependant. Juste une invite à débattre. Que tu as déclinée. Jusque là, no problem.
Mais je me suis permis une petite critique sur la façon dont tu pensais l'engagement (j'entend à travers ton éciture, en croisant avec la critique), à la suite d'un commentaire lu sur ton blog : ça ma paru symptomatique, je l'ai dit et vlan ! Ton ego ne fait qu'un tour, et voilà le résulttat !
Tu veux y voir une attaque personnelle, dès lors que je rebondissais sur un point de désaccord entre nous qui me semblait après tout intéressant de soulever : de là, par exemple, débattre sur le nécessité d'un "centre" justement. D'autant plus que cette idée est très séduisante et a de fait séduit plus de 18 millions d'électeurs. Mais tu as sans doute été piquée au vif et préfères le prendre mal, envenimer une discussion qui n' a de toute façon pas lieu d'être en ces termes. Il n'est pas difficile de comprendre que je n'ai jamais critiqué ton engagement dans la vie (ce que tu fais, ne sachant rien, par ailleurs, de ce que j'ai bien pu faire ces derniers mois).
Pour autant, je préfères arrêter là cette conversation. A moins de nourrir un vrai débat plutôt qu'une pathétique querelle, il me semble inutile de continuer.
Je sais encore moins par quel bout prendre les choses maintenant.
Si j’ai posé ces questions plus haut, c’est parce que je ressens aussi ce besoin d’élaborer quelque chose collectivement (quelque chose qui pourrait peser sur le monde dans lequel nous vivons ; peut-être faire contrepoids à la « télé Sarkozy » pour reprendre l’expression de Sandrine) mais je ne trouve pas bien comment aborder les questions pour être efficace. Alors j’étais curieuse et à l’écoute de tout point de vue.