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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>12.1.2007,&#xA0;19:20</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/t233l233vision/les-belles-histoires-de-loncle-sam-1.html">L'art et la mani&#xE8;re</a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2007/1/30/mob326_1168626166.gif">image</a>]<br/>
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Deer Woman de John Landis. S&#xE9;rie Masters Of Horror.<br/>
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Shyamalan, &#xE7;a marche justement pour le c&#xF4;t&#xE9; mystique, r&#xE9;ellement mystique, c&#x2019;est-&#xE0;-dire &#xE0; prendre tr&#xE8;s au s&#xE9;rieux : &#xE8;re du soup&#xE7;on certes, mais in fine, &#xEA;tre &#xE0; jamais du c&#xF4;t&#xE9; de ceux qui savent raconter une histoire parce qu&#x2019;au fond, ils y croient (Spielberg et les E.T., Tourneur et le surnaturel, Brisseau et le mal, Godard et l&#x2019;Histoire, etc).<br/>
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D&#x2019;o&#xF9; que les am&#xE9;ricains, encore et toujours, etc. etc. (soient les plus forts malgr&#xE9; tout) : une histoire, &#xE7;a doit &#xEA;tre sexy (soit Rod Steiger dans Twilight Zone plut&#xF4;t que Pierre Bellemarre), m&#xEA;me et surtout si le mal absolu s&#x2019;y cache derri&#xE8;re. Refrain connu, mais qui chaque fois se fait r&#xE9;entendre dans les veill&#xE9;es au coin du feu, qui ont trouv&#xE9; dans le poste de t&#xE9;l&#xE9; leur lieu id&#xE9;al, la continuation logique d&#x2019;une tradition orale renouvel&#xE9;e ; c&#x2019;est par son caract&#xE8;re fondamentalement domestique, que la t&#xE9;l&#xE9; s&#x2019;est appropri&#xE9; ainsi le pouvoir de persuasion propre au conte, elle qui depuis La 4&#xE8;me dimension ou autres Amazing Stories, s&#x2019;emploie rituellement &#xE0; vous faire peur avant le sommeil du juste.<br/>
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Rien de bien r&#xE9;volutionnaire alors, dans la s&#xE9;rie Masters of Horror : surtout pas. Voyez le film de John Landis, une merveille de concision toute enti&#xE8;re tenue par la croyance dans ce qu&#x2019;il raconte. Le flic qui enqu&#xEA;te peut s&#x2019;amuser dans son lit &#xE0; lancer plusieurs pistes narratives, Landis les mettre en image l&#x2019;une apr&#xE8;s l&#x2019;autre, et le flic de terminer chacune de ces propositions par un &#xAB; c&#x2019;est stupide &#xBB;, &#xAB; c&#x2019;est idiot &#xBB; : il n&#x2019;en demeure pas moins qu&#x2019;il va bien lui falloir, et nous avec, croire en ce qu&#x2019;il va vivre, au risque de flirter au plus pr&#xE8;s avec le sc&#xE9;nario de s&#xE9;rie Z, cette fra&#xEE;cheur du n&#x2019;importe quoi invent&#xE9; sur un bout de table qui ne tiendra que par les images. L&#x2019;anti-sc&#xE9;nario au fond : c&#x2019;est ce qui pla&#xEE;t sans doute &#xE0; Landis ou &#xE0; son copain Joe Dante : sur l&#x2019;air du "plus c&#x2019;est con plus &#xE7;a passe" (on est surtout pas des intellectuels, nous les &#xAB; movie brats &#xBB;), &#xE7;a veut quand m&#xEA;me dire : le cin&#xE9;ma (ou la t&#xE9;l&#xE9; dans le cas pr&#xE9;sent), se fiche bien de d&#xE9;livrer un message, ou de bien &#xE9;crire son histoire (sc&#xE9;nario). Ce qu&#x2019;il veut, c&#x2019;est d&#x2019;abord la montrer : l&#x2019;histoire importe moins que les moyens que nous allons mettre en &#x153;uvre pour que vous y rentriez, sans faire de mani&#xE8;res.<br/>
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Savoir qu&#x2019;un enfant, en pareil cas, demande souvent la m&#xEA;me histoire &#xE0; ses parents au point de la conna&#xEE;tre par c&#x153;ur dit bien de quoi il s&#x2019;agit : c&#x2019;est chaque fois la mani&#xE8;re qui emporte le morceau, qui fait le morceau. Et &#xE0; se r&#xE9;p&#xE9;ter ainsi, Hollywood (aujourd&#x2019;hui les networks) fait valoir le seul conservatisme qui vaille, celui-l&#xE0; m&#xEA;me qui saura fonder, &#xE0; la longue, une mythologie, c&#x2019;est-&#xE0;-dire un imaginaire.<br/>
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Pour qu&#x2019;il y ait des images, il faut toujours qu&#x2019;il y ait un imaginaire.<br/>
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Landis, donc, soit Deer Woman : une histoire de cr&#xE9;ature moiti&#xE9; femme(en haut), moiti&#xE9;-biche (en bas), qui pi&#xE9;tine les hommes qu&#x2019;elles rencontre et s&#xE9;duit. Pas plus con ni plus nouveau du reste, que la femme-panth&#xE8;re de Cat People, auquel il est ici rendu hommage. Mais c&#x2019;est cette permanence, d&#x2019;aucuns diront cette pers&#xE9;v&#xE9;rance, qui fait le prix de ce petit film, son prix moral du reste : le flic, prend soin d&#x2019;interroger un serveur indien avant de passer &#xE0; l&#x2019;action. Il lui faut valider la l&#xE9;gende indienne par sa source, l&#x2019;installer dans l&#x2019;Histoire en somme, pour lui donner ainsi tous les gages de son s&#xE9;rieux.<br/>
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&#xAB; Jadis, une femme tr&#xE8;s belle s&#x2019;invitait aux f&#xEA;tes donn&#xE9;es par la tribu, ses jambes cach&#xE9;es par une robe qui laissait pourtant voir tous les autres app&#xE2;ts ; des jambes puissantes aux sabots meurtriers &#xBB;. Le film ne fait que &#xE7;a, raconter cette histoire, mais il veut le faire du mieux possible, &#xEA;tre bien s&#xFB;r de ne pas faire fausse route avant de tout d&#xE9;voiler &#xE0; son tour, m&#xEA;me si le spectateur a tr&#xE8;s bien compris depuis longtemps (en fait, il a d&#xE9;j&#xE0; lu le titre). &#xAB; Il faut &#xEA;tre pr&#xE9;cis &#xBB;, ainsi le flic somme-t-il l&#x2019;indien de donner plus de d&#xE9;tails : &#xAB; quatre ou deux pattes ? &#xBB;, &#xAB; deux &#xBB; r&#xE9;pond l&#x2019;indien.<br/>
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Ce qui me plait peut-&#xEA;tre le plus dans ce film, c&#x2019;est &#xE7;a : cette mani&#xE8;re de s&#x2019;assurer que ce qu&#x2019;on va nous montrer est bien conforme &#xE0; la lettre, cette m&#xEA;me lettre qui est pourtant totalement arbitraire. Ce souci, en somme, de r&#xE9;alisme pourtant invent&#xE9; autour d&#x2019;une histoire improbable, laquelle, on vient de le voir, tient en deux lignes. C&#x2019;est par l&#xE0; que Landis r&#xE9;investit un s&#xE9;rieux qui fait tous le sens de son histoire, et celle de sa mise en sc&#xE8;ne. Ce s&#xE9;rieux, il ne le perd jamais de vue, m&#xEA;me lorsqu&#x2019;il se montre potache, de l&#xE0; un talent assez rare, qu&#x2019;il partage avec Dante : &#xEA;tre capable de passer du rire &#xE0; la peur le temps d&#x2019;un travelling comme d&#x2019;un changement de plan, alors m&#xEA;me que son spectateur sait qu&#x2019;il a affaire &#xE0; un programme, une histoire mille fois racont&#xE9;e.<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/t233l233vision/les-belles-histoires-de-loncle-sam-1.html">Commentaires</a>&#xA0;(3)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/t233l233vision">T&#xE9;l&#xE9;vision</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p178.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p173.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>Exit Option</b><br/><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/exturl/http/exitoption.blogspot.com/">http://exitoption.blogspot.com/</a><br/>13.01.2007, 12:48<br/>C'est &#xE9;trange, le Landis est justement le seul &#xE9;pisode de la s&#xE9;rie que j'ai pris le temps de voir jusqu'&#xE0; pr&#xE9;sent. Par attachement nostalgique au cin&#xE9;aste, au cr&#xE9;ateur de Dream on, et surtout dans l'espoir de retrouver un peu de ce qui faisait le prix d'Innocent Blood, que j'aime tant.<br/>
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Oui, il y a un vrai s&#xE9;rieux &#xE0; l'oeuvre, un s&#xE9;rieux d'artisan occup&#xE9; &#xE0; perp&#xE9;tuer un savoir-faire dans le respect d'une tradition h&#xE9;rit&#xE9;e. Le grotesque et l'humour potache (les hypoth&#xE8;ses &#xE9;chafaud&#xE9;es par l'enqu&#xEA;teur) n'entra&#xEE;nent le film ni dans la d&#xE9;rision ni dans l'indocilit&#xE9; mais valent encore comme mise en oeuvre, peut-&#xEA;tre pas d'un programme, mais au moins d'un principe d'h&#xE9;t&#xE9;ronomie, d'appartenance quasi-confessionnelle (dans le sens de la croyance que vous &#xE9;voquez au d&#xE9;but de votre texte) &#xE0; un r&#xE9;gime imaginaire codifi&#xE9; et surplombant. Il en ressort que ce s&#xE9;rieux appara&#xEE;t surtout comme l'expression d'une modestie et d'une douceur &#xE0; la lisi&#xE8;re du spleen qui donnent aux films de Landis une tonalit&#xE9; et une intensit&#xE9; affectives si singuli&#xE8;res.<br/>
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En somme, un s&#xE9;rieux de l'intention &#xE0; la Jankelevitch : Les choses respectables sont relatives et contradictoires mais le fait de les respecter est absolu. Et ainsi, de m&#xEA;me que la vie, sans cesse r&#xE9;duite &#xE0; des ph&#xE9;nom&#xE8;nes physico-chimiques par le m&#xE9;canisme, se reconstitue toujours au-del&#xE0;, dans son irr&#xE9;ductible vitalit&#xE9;, de m&#xEA;me la libert&#xE9;, r&#xE9;duite &#xE0; des d&#xE9;terminismes, se reconstitue &#xE0; l&#x2019;infini dans son irr&#xE9;ductible responsabilit&#xE9;. On croirait lire le <a href="http://image.kaywa.com/mobile/cin233ma/automate-mon-amour.html">billet</a>de Jean-S&#xE9;bastien sur le Resnais, non ?<br/>
<br/><br/><br/><b>Tl&#246;n</b><br/>16.01.2007, 13:09<br/>Enti&#xE9;rement d'accord avec les pr&#xE9;suppos&#xE9;s de ce texte&#xE0; un nom pr&#xEA;t...<br/>
Guess who ?<br/><br/><b>S&#233;bastien</b><br/>17.01.2007, 11:27<br/>hum, Shyamalan, j'imagine.<br/><br/></p><p>1-3&#xA0;/&#xA0;
			  3<br/></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/t233l233vision/les-belles-histoires-de-loncle-sam-1.html" method="post"><postfield name="ID" value="176"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
