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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>24.5.2007,&#xA0;20:09</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/paris-libere.html">Paris lib&#xE9;r&#xE9; </a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2007/5/30/mob358_1180030480.gif">image</a>]
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Les Chansons d'amour de Christophe Honor&#xE9;

Il y aurait quelque injustice &#xE0; ne consid&#xE9;rer Les Chansons d'amour que sous l'angle d'une all&#xE9;geance &#xE0; la nouvelle vague. Si le spectre de Jacques Demy plane bien sur le film, il s'agit justement d'un fant&#xF4;me, soit quelque chose d'irr&#xE9;m&#xE9;diablement enfui et qu'il faut, vaille que vaille, faire revenir, non sans tristesse et bonheur m&#xEA;l&#xE9;s. Au reste, le film d'Honor&#xE9; se mesure &#xE0; la distance qui le s&#xE9;pare de la NV, dans l'&#xE9;cart produit entre un r&#xE9;f&#xE9;rentiel clairement balis&#xE9; et la contemporan&#xE9;it&#xE9; d'une oeuvre qui veut &#xEA;tre ici et maintenant. Et &#xE7;a tient &#xE0; quoi ? A pas grand chose, &#xE0; la d&#xE9;ambulation peut-&#xEA;tre, qui laisse voir au gr&#xE9; d'une promenade pensive telle affiche &#xE9;lectorale d&#xE9;chir&#xE9;e, telle autre qui promet un inqui&#xE9;tant "tout devient possible", &#xE0; ces gens film&#xE9;s qui cependant n'appartiennent pas au film, enrob&#xE9;s dans leurs &#xE9;charpes et l'air du temps qui se donne ainsi de lui-m&#xEA;me, avec d'autant plus de force que ce r&#xE9;alisme-l&#xE0; vient sans cesse buter sur l'artificiel des passages chant&#xE9;s. Alors on peut r&#xE2;ler, comme toujours, se dire que passer d'une chambre en ville (Paris : toujours la m&#xEA;me) &#xE0; une autre, d'un corps &#xE0; l'autre, le cin&#xE9;ma fran&#xE7;ais passe son temps &#xE0; &#xE7;a. Mais c'est oublier qu'il y a des cin&#xE9;astes qui filment tr&#xE8;s bien cela ; tant l'ont film&#xE9; et d'autres le filmeront encore. Pourquoi ne pas interroger plut&#xF4;t cette permanence, y voir ce qui constitue au demeurant une r&#xE9;elle mythologie, quelque chose qui a pass&#xE9; par la nouvelle vague, a signifi&#xE9; une lib&#xE9;ration artistique qui co&#xEF;ncidait, dans l'imm&#xE9;diat apr&#xE8;s-guerre, avec celle de Paris : Paris encore et toujours, qui reste aujourd'hui le foyer concret de cette mythologie. Ce qui importe alors, c'est de quelle mani&#xE8;re Paris a pu changer et le cin&#xE9;ma avec. C'est, comme ici, surprendre chez Honor&#xE9; une mani&#xE8;re bien &#xE0; lui de filmer ce qui l'a d&#xE9;j&#xE0; &#xE9;t&#xE9; avec un m&#xE9;lange tr&#xE8;s diffus de profonde m&#xE9;lancolie et d'infinie douceur, &#xE9;chappant in fine au mani&#xE9;risme finalement dat&#xE9; qui enlevait beaucoup de son prix au pr&#xE9;c&#xE9;dent film (le pourtant ambitieux et bien nomm&#xE9; Dans Paris) : en t&#xE9;moigne la sc&#xE8;ne du repas de famille, par un dimanche pluvieux qui rend triste en apparence, quand tout appelle pourtant &#xE0; se lover dans un sofa, &#xE0; s'aimer doucement parmi les heures grises ; l'envie qui vous prend d&#xE9;j&#xE0; d'aller serrer dans vos bras chacun des personnages, cette envie de pleurer, peut-&#xEA;tre, mais ensemble, voil&#xE0; ce qui fait tout le prix des Chansons d'amour, quand le ciel bas et lourd fait sauter son couvercle pour qu'une chanson, c'est sa premi&#xE8;re beaut&#xE9;, puisse relier chacun d'entre nous : nous voil&#xE0; concern&#xE9;s et les voici, eux, dont la seule &#xE9;chappatoire est de pouvoir partager un peu de leur douleur avec les autres, la rendre moins pesante, peut-&#xEA;tre plus fraternelle. Sur le canevas du deuil, Christophe Honor&#xE9; se sert des chansons pour ce qu'elles sont : un lieu de consensus et de commune consolation, qui change le gris du ciel en promesse de lits &#xE0; partager.&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/paris-libere.html">Commentaires</a>&#xA0;(4)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma">Cin&#xE9;ma</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p183.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p181.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>Bruno</b><br/>28.05.2007, 16:05<br/>Les Chansons d'amour, ou les gar&#xE7;ons en chandail<br/>
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Ce film est critiquable (c&#xF4;t&#xE9; bobo-branchouille, entre autres), mais bon, il d&#xE9;borde de sensualit&#xE9;.<br/>
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Le summum pour moi est la sc&#xE8;ne o&#xF9; Erwann pr&#xEA;te son pull &#xE0; Isma&#xEB;l qui vient de dormir chez lui et dont il est d&#xE9;j&#xE0; raide dingue.<br/>
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Donc, au-del&#xE0; des critiques de forme, la midinette qui sommeille en moi mais qui ne dort que d'un oeil a ador&#xE9;, ira le revoir, ach&#xE8;tera le DVD et se repassera en boucle la sc&#xE8;ne du gar&#xE7;on en chandail.<br/>
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En revanche, je ne garde pas un bon souvenir de Dans Paris, mon premier film de Christophe Honor&#xE9;. Peut-&#xEA;tre vais-je t&#xE2;cher de le revoir &#xE0; la lumi&#xE8;re de ce que ces Chansons d'amour m'a fait d&#xE9;couvrir de ce r&#xE9;alisateur.<br/>
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Bises,<br/>
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Bruno.<br/><br/><b>jean-s&#233;bastien</b><br/><a href="http://image.kaywa.com/mobile">http://image.kaywa.com</a><br/>29.05.2007, 23:11<br/>tr&#xE8;s beau texte seb, sans &#xEA;tre aussi fan que toi, je trouve aussi le film beaucoup plus int&#xE9;ressant que "Dans Paris"; il me semble qu'il y a quelque chose de tr&#xE8;s fran&#xE7;ais dans cette fa&#xE7;on de jouer sur le gris (comme "Dieu seul me voit" jouait sur le beige) : ces personnalit&#xE9;&#38; en demi teinte, , ce ciel plomb&#xE9;, cette bruine ces voix monocordes qui chantent des chansons un peu ternes (mention sp&#xE9;ciale &#xE0; celle de Chiara Mastroiani dans le parc)...Honor&#xE9; a r&#xE9;ussi &#xE0; saisir quelque chose du Paris tout &#xE0; la fois d&#xE9;pressif et enjou&#xE9;...m&#xEA;me si cette codification nouvelle vague me gonfle un peu, il touche une corde sensible fragile (le film me semble tout de m&#xEA;me tr&#xE8;s mineur) mais parfois assez bouleversante...<br/><br/><b>Joachim</b><br/><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/exturl/http/365joursouvrables.blogspot.com">365joursouvrables.blogspot.com</a><br/>03.06.2007, 11:40<br/>Faudrait peut-&#xEA;tre revoir et (r&#xE9;?) &#xE9;crire sur les films de Guy Gilles, dont il me semble Honor&#xE9; est assez proche (volontairement ou pas ?). Ce sont des films oubli&#xE9;s mais qui t&#xE9;moignaient d'un amour malicieux de Paris et de l'adolescence. Les films &#xE9;taient consultables &#xE0; un moment au Forum des Images. Je ne sais pas s'ils le sont encore, maintenant que le fonds a &#xE9;t&#xE9; d&#xE9;localis&#xE9;.<br/><br/><b>Soulex</b><br/>09.07.2008, 10:21<br/>Aine trop<br/><br/></p><p>1-4&#xA0;/&#xA0;
			  4<br/></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/paris-libere.html" method="post"><postfield name="ID" value="182"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
