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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>26.6.2009,&#xA0;19:39</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/musique/dear-mj.html">Dear MJ</a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2009/6/30/mob409_1246038181.gif">image</a>]
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En 1982 sortait Thriller, l'album qui allait changer le monde, par quoi l'industrie de la grande consommation et le Pop Art ne feraient plus qu'un, deux revers d'une m&#xEA;me m&#xE9;daille, infiniment retourn&#xE9;e. En 1982, Quincy Jones lan&#xE7;ait une bombe musicale, un point de non-retour &#xE0; la suite de ton premier album solo, Off The Wall. En 1982, ce n'est pourtant pas seulement l'industrie du disque qui allait s'en trouver chang&#xE9;e. Devant la cam&#xE9;ra de John Landis, tu entrais pour la premi&#xE8;re fois dans l'image, la grande, celle du cin&#xE9;ma. Tu y entrais par la petite porte et dans tous les foyers, par la t&#xE9;l&#xE9;vision. D&#xE9;j&#xE0; et pour toujours, te voici &#xE0; la crois&#xE9;e des mondes. L&#xE0;-haut sur l'&#xE9;cran, tu effraies ta petite amie. Plus tard, dans la rue, tu voudras rejouer ce que tu viens de voir au cin&#xE9;ma. Qui n'a pas voulu &#xEA;tre John Wayne ou James Stewart, Vincent Price ou Christopher Lee &#xE0; la sortie d'une salle ne pourrait pas comprendre : dans le clip Thriller, le cin&#xE9;ma s'invite &#xE0; la table des familles pour un petit frisson du samedi soir et toi, tu voudrais d&#xE9;j&#xE0; &#xEA;tre &#xE0; la fois la star et son spectateur, l&#xE0;-haut sur l'&#xE9;cran et ici avec nous. "Thriller" : frisson, tremblement ; l'image tremble et se scinde, elle quitte son support pour aller partout, dans un carnaval schizophr&#xE8;ne o&#xF9; d&#xE9;j&#xE0; se jouait la premi&#xE8;re f&#xEA;lure.<br/>
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Grand ordonnateur du cirque des images &#xE0; tout faire, entre cin&#xE9;, t&#xE9;l&#xE9;, clip, pub, concert film&#xE9;, tu en es aussi la premi&#xE8;re victime. Partout et nulle part, dans un Neverland vol&#xE9; &#xE0; Peter Pan, corps d'enfant mais ultra-performant, image et son, homme et femme, tu es l'entre-deux qui te perd et te rend au monde, &#xE0; sa propre schizophr&#xE9;nie, dans le m&#xEA;me mouvement. Peu importe ce visage que tu n'as plus, que peut-&#xEA;tre tu n'as jamais eu. Tu est un toon, un corps qui voudrait incarner ton imaginaire dans une r&#xE9;alit&#xE9; qui se d&#xE9;robe, une r&#xE9;alit&#xE9; qui par cons&#xE9;quent ne pourrait avoir d'autre nom que celui de sc&#xE8;ne, de Disneyland ou de Las Vegas. Tu accordes peut-&#xEA;tre le monde &#xE0; tes d&#xE9;sirs, mais aussi &#xE0; tes peurs, loin de la pesanteur que ton corps voudrait fuir pour tenter un pas de danse sur la Lune. Corps sans visage, chapeau pench&#xE9; et mocassins plant&#xE9;s dans la lumi&#xE8;re, te voici d&#xE9;j&#xE0; statufi&#xE9; de ton vivant, toi qui t'es autoproclam&#xE9; "Roi de la pop" : effigie de marbre que ne saurait cacher plus longtemps la v&#xE9;locit&#xE9; de tes pas, trade-marque tayloris&#xE9;e, comme tes initiales entrelac&#xE9;es sur la pochette de l'album r&#xE9;tro History. Mais au del&#xE0; du taylorisme de la posture infiniment reconduite et modifi&#xE9;e, tu as sans doute voulu conna&#xEE;tre comme tant d'autres une gloire telle, qu'&#xE0; ce degr&#xE9; elle ne pouvait &#xEA;tre que posthume.<br/>
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En 1982, Thriller l'annon&#xE7;ait d&#xE9;j&#xE0;, au sens propre. D&#xE9;j&#xE0; dans l'entre-deux, entre deux masques, deux visages, tu &#xE9;tais mort. Mort d'une enfance expatri&#xE9;e sous le feu des projecteurs t&#xE9;l&#xE9;, cr&#xE9;ature terrifi&#xE9;e sous ses airs de d&#xE9;fi ; un mort-vivant avant l'heure, accompagn&#xE9; par la cohorte des monstres, vampires de l'image, de ces images envoy&#xE9;es depuis la nuit. Ton visage toujours changeant, toujours plus d&#xE9;fait, peut aussi se voir comme la chronique de cette mort annonc&#xE9;e mais toujours d&#xE9;j&#xE0; l&#xE0;. Roi de la Pop ? &#xE7;a ne fait aucun doute : tu es ta propre conscience pop, tu sais depuis longtemps que d&#xE9;j&#xE0; mort, tu ne peux plus mourir. Tragique grandeur du roi d&#xE9;chu, mais grandeur quand m&#xEA;me. A ce point, on est star pour toujours, on tra&#xEE;ne &#xE0; jamais son propre tombeau derri&#xE8;re soi. Tu as r&#xE9;ussi le grand &#xE9;cart ultime, celui que le clip de Thriller mettait en sc&#xE8;ne &#xE0; l'or&#xE9;e des ann&#xE9;es 80 : comme je te disais tout &#xE0; l'heure, &#xEA;tre v&#xE9;ritablement toi et ton propre spectateur. Tu n'appartiens pas plus au pass&#xE9;, &#xE0; ces ann&#xE9;es 80 qui t'ont vu na&#xEE;tre au monde de la grande distribution des images, qu'au pr&#xE9;sent qui voulait te d&#xE9;truire. Tu es d&#xE9;j&#xE0; dans l'ordre de l'Histoire du monde, ici et ailleurs, toi dont le tragique et la force, tout ensemble, te permettent n'&#xE9;tant plus ici de contempler ce que tu es par-dessus l'&#xE9;paule de tes fans, comme si tu assistais, dans la boucle infinie du temps, &#xE0; l'&#xE9;clat permanent de ta gloire. C'est enviable et terrible &#xE0; la fois.<br/>
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En 1982, sortait Videodrome de David Cronenberg. Le film disait : "longue vie &#xE0; la nouvelle chair". Il disait que l'&#xE2;ge &#xE9;tait r&#xE9;volu, o&#xF9; les images et les corps &#xE9;taient s&#xE9;par&#xE9;s par la repr&#xE9;sentation. Que d&#xE9;sormais, ils ne feraient plus qu'un. En 1982, Cronenberg &#xE9;tait ton proph&#xE8;te. Sans doute, Videodrome et Thriller furent deux balises importantes de cette ann&#xE9;e-l&#xE0;, quand le pop-corn et le Pop Art se donnaient la main pour un accouchement &#xE0; nul autre pareil : Fred Astaire tomb&#xE9; des &#xE9;toiles, ton corps &#xE9;lastique est venu au jour pour incarner cette nouvelle chair, promesse d'un monde terrifiant et beau. Comme toi.&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/musique/dear-mj.html">Commentaires</a>&#xA0;(2)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/musique">Musique</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p201.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
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	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p199.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>P/Z</b><br/>26.06.2009, 21:58<br/>Excellent.<br/><br/><b>Joachim</b><br/><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/exturl/http/365joursouvrables.blogspot.com">http://365joursouvrables.blogspot.com</a><br/>05.07.2009, 10:51<br/>Je poursuis les applaudissements. Pour une conjonction plus litt&#xE9;rale (et plus b&#xEA;b&#xEA;te), 1982, c'&#xE9;tait aussi l'ann&#xE9;e de ET, il me semble...<br/>
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Dans le m&#xEA;me genre, j'avais not&#xE9; un beau lapsus &#xE9;crit dans la n&#xE9;cro du "Monde" (enfin l'exemplaire qui m'est arriv&#xE9; entre les mains) racontant le d&#xE9;but du clip de Thriller (je cite de m&#xE9;moire) : "MJ sort du cin&#xE9;ma et essaie d'effrayer sa camarde...". Le "a" qui a saut&#xE9; entre le r et le d allait peut-&#xEA;tre dans le m&#xEA;me sens que ton propos.<br/><br/></p><p>1-2&#xA0;/&#xA0;
			  2<br/></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/musique/dear-mj.html" method="post"><postfield name="ID" value="200"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
