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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>31.8.2004,&#xA0;14:07</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e.html">C'est la rentr&#xE9;e...</a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2004/8/30/mob138_1093954390.gif">image</a>] [<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2004/8/30/mob140_1093954545.gif">image</a>]<br/>
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Dans un entretien donn&#xE9; &#xE0; la radio, Truffaut s&#x2019;en remet &#xE0; la commune injonction des amateurs de beau temps : &#xAB; Quand m&#xEA;me, s&#x2019;enfermer dans une salle de cin&#xE9;ma alors qu&#x2019;il fait soleil&#x2026; &#xBB; : ce radical &#xE9;pris d&#x2019;unanimisme ne pouvait faire autrement, il lui fallait r&#xE9;compenser ceux qui malgr&#xE9; tout prenaient la peine d&#x2019;entrer. Voil&#xE0; pourquoi, le plus souvent possible, ses films se terminent en ext&#xE9;rieur. On ne saurait m&#xE9;sestimer cet impact m&#xE9;t&#xE9;orologique, y compris sur l&#x2019;engeance cin&#xE9;phile, f&#xFB;t-il contraire aux habitudes : d&#x2019;autres pr&#xE9;f&#xE8;rent fuir le soleil, n&#x2019;en d&#xE9;plaise &#xE0; Julien Clerc, et rejoindre l&#x2019;&#xE9;t&#xE9; venu, dans les rangs obscurs, ceux que la chaleur indispose. Appartenant &#xE0; ces deux cas de figure, j&#x2019;attends chaque fois la saison estivale, entre reprises, surprises et d&#xE9;ception, avec une certaine impatience. Et puisque la rentr&#xE9;e (tr&#xE8;s attendue elle aussi), met fin &#xE0; la torpeur pluvieuse d&#x2019;un mois d&#x2019;ao&#xFB;t interminable, il me faut relancer ce blog impassible depuis le d&#xE9;but de l&#x2019;&#xE9;t&#xE9; par un n&#xE9;cessaire bilan.<br/>
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Comme chaque ann&#xE9;e, un vent outre-atlantique a souffl&#xE9; sur l&#x2019;ensemble du pays, provoquant un anti-cyclone imperm&#xE9;able aux cin&#xE9;matographies &#xE9;trang&#xE8;res.<br/>
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Des nouvelles de l&#x2019;Am&#xE9;rique, donc. A savoir : un pamphlet rat&#xE9; mais justement inquiet (Fahrenheit 9/11) un ou deux blockbusters attendus (Spider-Man II ; Le Village), d&#x2019;autres moins (I Robot, Riddick, Hellboy), et une pl&#xE9;iade de films qui venus du tout-venant hollywoodien, r&#xE9;servent habituellement une petite surprise venue de nulle part : manqu&#xE9; pour cette fois. En d&#xE9;pit de canicule, l&#x2019;&#xE9;t&#xE9; fut lourd : rien que du tr&#xE8;s officiel, et une seule question : confirmation ou pas ? Pour deux films au moins, la confirmation eut lieu. Cet &#xE9;t&#xE9; Sam Raimi revint, et il fut grand, c&#x2019;est le moins qu&#x2019;on puisse dire. Son second Spider-Man est une merveille de mise en sc&#xE8;ne, et pose une vraie question de cin&#xE9;aste. Que faire d&#x2019;un h&#xE9;ros qui balance sans cesse, au propre comme au figur&#xE9; ? Autrement dit, quelle place lui donner ? Aucune et toutes : vraie gageure. On sait l&#x2019;importance qu&#x2019;il y a pour un acteur a respecter ses marques, l&#x2019;importance qu&#x2019;il y a, pour la script embusqu&#xE9;e comme pour la belle Mary Jane, &#xE0; &#xEA;tre constant. Tobey Maguire, alias Peter Parker, doit jouer &#xE0; la va comme-je-me-lance, ici et ailleurs, le c&#x153;ur au bord des l&#xE8;vres. Et voici comment d&#x2019;une simple question d&#x2019;espace (o&#xF9; est ma place ?), Raimi fait la base th&#xE9;orique d&#x2019;un film au romantisme fou, d&#x2019;une clart&#xE9; sans pareille, laquelle cache cependant des ab&#xEE;mes de noirceur. La nouveaut&#xE9;, ici, n&#x2019;est pas tant que le h&#xE9;ros doute, mais que d&#x2019;autres doutent de lui. Sans jamais savoir vraiment o&#xF9; donner du corps comme de la t&#xEA;te, Parker s&#x2019;expose aux d&#xE9;lices de l&#x2019;incertitude, vuln&#xE9;rable comme jamais. T&#xE9;moin la plus belle sc&#xE8;ne du film : alors qu&#x2019;il vient de sauver les occupants d&#x2019;une rame de m&#xE9;tro emball&#xE9;e vers le vide, ceux-ci d&#xE9;couvrent le visage de l&#x2019;araign&#xE9;e : c&#x2019;est un adolescent, un petit d&#x2019;homme. Dans un mouvement de commune reconnaissance, tandis que le vilain Dr Octopus s&#x2019;engouffre &#xE0; son tour dans le wagon de t&#xEA;te, ils posent leur mains inutilement protectrices sur le poitrail arachn&#xE9;en. Magnifique image d&#x2019;une Am&#xE9;rique renvers&#xE9;e, d&#xE9;sormais soucieuse de prot&#xE9;ger son h&#xE9;ros &#x2026; Et cette autre sc&#xE8;ne, la plus belle du film, encore : ce n&#x2019;est plus Fay Wray dans la gigantesque main de King Kong, mais Marie Jane pos&#xE9;e sur la toile de son amoureux, lequel s&#x2019;approche d&#x2019;elle en rampant presque sur le r&#xE9;seau des fils, si petit face &#xE0; l&#x2019;objet de son d&#xE9;sir, animal si peu viril au fond, attendant le baiser de l&#x2019;espoir.<br/>
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Confirmation pour les uns, &#xE9;ventuelle surprise pour les autres : on avait laiss&#xE9; l&#x2019;intriguant Shyamalan &#xE0; ses champ de ma&#xEF;s, quelques peu circonspects. Assez peu au fait de nos pr&#xE9;occupations, le timide Mister Night revient donc en douce pour affirmer sa position unique dans le cin&#xE9; US. Impressionn&#xE9; par Incassable, d&#xE9;&#xE7;u par Signes comme par Sixi&#xE8;me Sens, il fallait un quatri&#xE8;me film pour y voir plus clair. C&#x2019;est fait. Shyamalan est un grand r&#xE9;ac, et un grand cin&#xE9;aste. On y revient tr&#xE8;s prochainement.<br/>
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S.B.&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e.html">Commentaires</a>&#xA0;(7)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma">Cin&#xE9;ma</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p77.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p75.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>tlon</b><br/>31.08.2004, 18:31<br/>on vous attend<br/><br/><b>sandrine</b><br/>31.08.2004, 20:15<br/>??? Il y a des messages subliminaux sur ce blog..<br/><br/><b>sandrine</b><br/>31.08.2004, 22:27<br/>Oh, la la, je viens de comprendre...<br/>
S&#xE9;bastien, &#xE9;vite la lecture consternante des Cahiers ce mois-ci : Spider-Man 2 &#xE9;reint&#xE9; et Le Village port&#xE9; aux nues pour sa lenteur et son comique, en d'autres termes, sa "stupeur". Ces inepties sont sign&#xE9;es Emmanuel Burdeau, poseur devant l'&#xE9;ternel ! En revanche, tr&#xE8;s beau texte de JP Rehm sur le Village.<br/><br/><b>Eric</b><br/>31.08.2004, 23:38<br/>Le critique de cin&#xE9;ma pardonnera au professeur de philosophie de se pencher moins sur ce que Hitchcock et Truffaut consid&#xE9;raient comme &#xE9;tant l'essence du cin&#xE9;ma - la mise en images de ce qui ne peut se dire que par de tels moyens- que sur la mati&#xE8;re &#xE0; penser offerte par Spiderman. Tout dans ce film m'a ravi. La fragilit&#xE9; du h&#xE9;ros, c'est vrai, d&#xE9;sireux du retour &#xE0; la normale; h&#xE9;ros qui p&#xE9;tri de diff&#xE9;rence cherche &#xE0; nier celle ci au profit d'un heureux ocnformisme, qu'il ne peut assumer tr&#xE8;s longtemps. Le film offrira une esquisse de synth&#xE8;se entre une singularit&#xE9; embarassante et un conformisme insatisfaisant, dans la d&#xE9;couverte d'une relation amoureuse o&#xF9; Spiderman est accept&#xE9; pour lui-m&#xEA;me, capable d'amour comme tout un chacun, et sans que cela menace sa libert&#xE9;.<br/>
Mais on d&#xE9;couvre aussi la figure de l'Octopus, qui rappelle les probl&#xE9;matiques prom&#xE9;th&#xE9;ennes du savant d&#xE9;pass&#xE9; par sa puissance pour avoir oubli&#xE9; de la normer par une &#xE9;thique, du savant qui croit pouvoir dominer le corps par un simple inhibiteur, qui disjoncte au mauvais moment; un savant qui c&#xE8;de &#xE0; la subtile logique psychologique du primat de son oeuvre sur les r&#xE8;gles de prudence.<br/>
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Alors on peut aimer Spiderman. Mais dans cet &#xE9;t&#xE9; finissant ( a-t-il jamais commenc&#xE9;?) on peut aussi choisir de tourner le dos aux productions am&#xE9;ricaines, m&#xEA;me de qualit&#xE9;, afin de retourner voir un de ces exquis Mankiewicz, qui dementirait presque la formule susdite de Hitchcock et Truffaut sur la secondarit&#xE9; du dialogue. On appr&#xE9;ciera Chaines conjugales, et encore mieux, Trois gu&#xEA;piers pour une abeille, pour finir par le chef d'oeuvre "le limier".<br/>
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Fassent que les coordonn&#xE9;es astrales ce soir vous soient favorables,<br/>
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Eric Pommier<br/><br/><b>Tlon</b><br/>01.09.2004, 10:37<br/>Cher Mr Pommier,<br/>
Je me permet juste de vous signaler que Mankiewicz, c'est aussi de la production am&#xE9;ricaine.<br/><br/></p><p>1-5&#xA0;/&#xA0;
			  <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e.html&#38;page=1">7</a><br/><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e.html&#38;page=1#comments">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e.html" method="post"><postfield name="ID" value="76"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
