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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>02.9.2004,&#xA0;20:16</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e_(2).html">C'est la rentr&#xE9;e... (2)</a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2004/9/30/mob141_1094149007.gif">image</a>] [<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2004/9/30/mob142_1094149018.gif">image</a>]<br/>
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Le Village n&#x2019;est sur aucune carte. Et pour cause. En fait de parabole assez b&#xEA;tement politique, il nous int&#xE9;resse d&#x2019;abord comme autoportrait. Shyamalan y fait le point sur une situation assez paradoxale, qui place son cin&#xE9;ma hors de toute contemporan&#xE9;it&#xE9;. Plut&#xF4;t que de venir &#xAB; apr&#xE8;s &#xBB;, il pr&#xE9;f&#xE8;re ne pas venir du tout, comme s&#x2019;il se trouvait l&#xE0; de tout temps, &#xE9;trangement familier &#xE0; nos yeux, et pourtant singulier. Paradoxe qui fait tout le prix d&#x2019;un cin&#xE9;ma moins &#xAB; post mortem &#xBB; qu&#x2019;ad aeternam, son prix et sa limite. Mais une limite int&#xE9;gr&#xE9;e par le film lui-m&#xEA;me comme mani&#xE8;re de protection.<br/>
Rythme suspendu, action dilu&#xE9;e dans la contemplation du spectateur, et dont le ralenti n&#x2019;est qu&#x2019;une forme parmi d&#x2019;autres, effet de surplace assez sid&#xE9;rant, qui emp&#xEA;che le film d&#x2019;&#xEA;tre effrayant mais lui imprime une aura particuli&#xE8;re, &#xE0; nulle autre r&#xE9;f&#xE9;renc&#xE9;e : ce que le cin&#xE9;aste cherche &#xE0; prot&#xE9;ger, c&#x2019;est cette forme autarcique, par lui cr&#xE9;&#xE9;e de toutes pi&#xE8;ces, r&#xE9;tive &#xE0; toute porosit&#xE9;, toute impuret&#xE9;. On comparerait volontiers le cin&#xE9;ma en apn&#xE9;e de Shyamalan au fameux caisson de Michael Jackson, d&#x2019;o&#xF9; la fable : moins politique que th&#xE9;orique, autoportrait du cin&#xE9;aste en sentinelle, perch&#xE9; dans sa gu&#xE9;rite, non pas devant l&#x2019;&#xE9;tat du monde mais celui de sa repr&#xE9;sentation.<br/>
Position difficilement tenable en v&#xE9;rit&#xE9;. A se r&#xEA;ver ainsi hors du temps, on court le risque de ne plus exister. Mister Night se frotte au fant&#xF4;me de son propre cin&#xE9;ma, &#xE0; son imminente dissolution malgr&#xE9; son d&#xE9;ploiement sans faille, son &#xE9;vidente ma&#xEE;trise. R&#xE9;actionnaire sans doute, au moins quant &#xE0; l&#x2019;histoire r&#xE9;cente des formes, cela ne l&#x2019;emp&#xEA;che pas d&#x2019;&#xEA;tre grand. D&#x2019;une grandeur inutile au demeurant, en cela particuli&#xE8;rement touchante.<br/>
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Autre film attendu de la fin de l&#x2019;&#xE9;t&#xE9;, Assassination Tango de Robert Duvall. De tous les plans, ce dernier expose son corps de star &#xE0; la gr&#xE2;ce du tango. Ce qui est beau : Duvall ne sait pas vraiment danser mais qu&#x2019;importe. Son corps fait le reste, avec son histoire, sa patine, sa d&#xE9;marche emprunt&#xE9;e et gauche sit&#xF4;t sur la piste, rehauss&#xE9;e par le souvenir de ses r&#xF4;les pass&#xE9;s. Un balancement lui suffit pour emporter le plan, se fondre dans les volutes de sa partenaire f&#xE9;minine qui elle ne joue pas, s&#x2019;en remet &#xE0; la seule v&#xE9;rit&#xE9; de son art. Jeu et danse se tiennent l&#x2019;un l&#x2019;autre pour ne pas tomber. Il manque sans doute &#xE0; Duvall la g&#xE9;niale schizophr&#xE9;nie des vrais cin&#xE9;astes-acteurs (Eastwood, lui-m&#xEA;me sur le versant Welles) ; qu&#x2019;importe, l&#xE0; encore : lui reste le versant Chaplin des acteurs-cin&#xE9;astes, ceux qui depuis les feux de la rampe haranguent une cam&#xE9;ra sagement plant&#xE9;e sur son axe. Tout cela tient certes un peu de la facilit&#xE9;, comme on dit d&#x2019;une belle personne qu&#x2019;elle s&#xE9;duit facilement, sans effort. Mais si Duvall ne fait rien de son corps, c&#x2019;est d&#x2019;abord parce qu&#x2019;il se suffit &#xE0; lui-m&#xEA;me. Cela s&#x2019;appelle l&#x2019;&#xE9;l&#xE9;gance.<br/>
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S.B.<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e_(2).html">Commentaires</a>&#xA0;(7)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma">Cin&#xE9;ma</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p78.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p76.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>sandrine</b><br/>03.09.2004, 11:20<br/>Le ph&#xE9;nom&#xE8;ne Shyamalan est d'autant plus int&#xE9;ressant qu'il s'actualise dans une "certaine tendance du cin&#xE9;ma am&#xE9;ricain" contemporain. Cette derni&#xE8;re se manifeste par un resserrement inqui&#xE9;tant de l'espace filmique, un effacement du dehors au profit du repli communautaire. Le dernier film de Spielberg, Le Terminal, s'inscrit l&#xE0;-dedans &#xE9;galement. Ces films tendent &#xE0; r&#xE9;&#xE9;crire l'histoire des Etats-Unis, &#xE0; r&#xE9;inventer la communaut&#xE9;, en somme &#xE0; s'abstraire du monde (et &#xE7;a, tu l'&#xE9;cris tr&#xE8;s bien lorsque tu parles du "cin&#xE9;ma fant&#xF4;me" de Shyamalan et son absence de contemporan&#xE9;it&#xE9;) . Intenable, en effet.<br/>
La menace &#xE9;tait identifi&#xE9;e au moment de la guerre froide, o&#xF9; l'on avait beaucoup de films ultra-protectionnistes. Mais aujourd'hui, de quoi ont peur les Etats-Unis, si ce n'est d'eux-m&#xEA;mes ?<br/>
Je pense naturellement &#xE0; Carpenter (The Fog, Assault), contre-pied absolu de Shyamalan, pour qui l'espace claustrophobe constitue un vrai vivier &#xE0; la fois politique, dramatique et esth&#xE9;tique. A &#xE9;tayer.<br/>
Je te rejoins absolument sur ta belle analyse d'Assassination Tango. D'ailleurs, j'ai &#xE9;crit un texte dans ce sens l&#xE0;. C'est bien le corps de Duvall l'enjeu dramatique, Ce corps se charge de toute une mythologie : histoire du cin&#xE9;ma et histoire des Etats-Unis m&#xEA;l&#xE9;es ! Alors quoi ? Duvall r&#xE9;ussit exactement l&#xE0; o&#xF9; Shyamalan &#xE9;choue : dans ce rapport intense au contemporain et au mythe. En somme, il s'agit bien ici d'une &#xE9;criture de la modernit&#xE9; ! E toi, tu danses le tango ?<br/><br/><b>jean-sébastien</b><br/>03.09.2004, 12:32<br/>S&#xE9;bastien et Sandrine au sommet! well done kids!<br/><br/><b>sandrine au zénith</b><br/>03.09.2004, 16:53<br/>Merci JS mais on ne sait toujours pas si l'auteur de ce blog danse le tango...<br/><br/><b>jean-sébastien</b><br/>03.09.2004, 17:22<br/>m'est avis que non, mais on se sais jamais...(c'est une invite Sandrine?)<br/><br/><b>.Mia.Fray.</b><br/>03.09.2004, 18:25<br/>Et un et deux, et trois, et tourne et saute et bascule, et un et deux et trois...<br/><br/></p><p>1-5&#xA0;/&#xA0;
			  <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e_(2).html&#38;page=1">7</a><br/><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e_(2).html&#38;page=1#comments">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/cin233ma/cest_la_rentr233e_(2).html" method="post"><postfield name="ID" value="77"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
