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<wml xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"><head><meta http-equiv="Content-Type" content="text/vnd.wap.wml;charset=ISO-8859-1"/></head><card id="main" title="KAYWA"><p><big>Ce qui nous regarde ...</big><br/>Le weblog de S&#xE9;bastien B&#xE9;n&#xE9;dict<br/></p><p><small>10.2.2005,&#xA0;15:41</small><br/><b><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/contemporain/le-temps-et-la-chambre.html">Le temps et la chambre</a></b></p><p>[<a href="http://intimedia.kaywa.com/files/images/2005/2/30/mob189_1108046595.gif">image</a>]<br/>
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Un grand merci &#xE0; Sandrine, passeur en la circonstance, &#xE0; qui je dois cette d&#xE9;couverte.<br/>
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Dans ce th&#xE9;&#xE2;tre toute cr&#xE9;ation vient de la sc&#xE8;ne, trouve sa traduction et ses origines m&#xEA;me dans une impulsion psychique secr&#xE8;te qui est la Parole d&#x2019;avant les mots. C&#x2019;est un th&#xE9;&#xE2;tre qui &#xE9;limine l&#x2019;auteur au profit [&#x2026;] du metteur en sc&#xE8;ne ; mais celui-ci devient une sorte d&#x2019;ordonnateur magique, un ma&#xEE;tre de c&#xE9;r&#xE9;monies sacr&#xE9;es.<br/>
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Antonin Artaud, Sur le th&#xE9;&#xE2;tre balinais in Le th&#xE9;&#xE2;tre et son double.<br/>
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Cette Parole d&#x2019;avant les mots, cette mani&#xE8;re de l&#x2019;&#xEA;tre-l&#xE0;, du sacr&#xE9; de l&#x2019;existence des choses et des gens, - lequel vient effectivement de la sc&#xE8;ne et se confond avec elle -, autrement dit cette vie qui s&#x2019;emploie &#xE0; faire reculer l&#x2019;artifice de la repr&#xE9;sentation en m&#xEA;me temps que tout semble artificiel, serait, pour Artaud, naturelle au th&#xE9;&#xE2;tre oriental : il nous faudrait &#xE0; nous, occidentaux, faire le deuil d&#x2019;une orientation culturelle de la repr&#xE9;sentation propice &#xE0; l&#x2019;amusement, pour tenter la greffe du r&#xE9;el et de la sc&#xE8;ne, ce que le cin&#xE9;ma a pu r&#xE9;ussir dans son f&#xE9;cond paradoxe.<br/>
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Il va de soi que le potentiel cin&#xE9;matographique a depuis longtemps inspir&#xE9; les metteurs en sc&#xE8;ne du th&#xE9;&#xE2;tre moderne, que la le&#xE7;on d&#x2019;Artaud a depuis &#xE9;t&#xE9; entendue, et que, s&#x2019;il existe encore un cantonnement de ce th&#xE9;&#xE2;tre r&#xE9;solument h&#xE9;t&#xE9;rog&#xE8;ne au petit cercle des seuls curieux, celui-ci peut aujourd&#x2019;hui pr&#xE9;tendre &#xE0; un contre-pouvoir effectif. Pour ma part, il aura fallu du temps, passer le pas d&#x2019;un rejet quelque peu th&#xE9;orique du th&#xE9;&#xE2;tre et de l&#x2019;expression corporelle aff&#xE9;rente, accepter en d&#x2019;autres termes la promiscuit&#xE9; des corps avec mon &#xE9;motion, une sorte de pornographie du r&#xE9;el, par o&#xF9; la ligne de d&#xE9;marcation entre repr&#xE9;sentation et repr&#xE9;sent&#xE9; me semblait dangereusement poreuse.<br/>
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Le pas franchi, se rendre compte qu&#x2019;il n&#x2019;en est pas forc&#xE9;ment ainsi, et constater avec la derni&#xE8;re cr&#xE9;ation de Jan Lauwers au Th&#xE9;&#xE2;tre de la Ville que le corps peut ensemble faire lien comme &#xE9;cran avec le spectateur. La pi&#xE8;ce s&#x2019;appelle La Chambre d&#x2019;Isabella, et offre une composition dont le ma&#xEE;tre mot, le&#xE7;on brechtienne, serait non pas la seule distanciation mais l&#x2019;effet continu d&#x2019;allers-retours entre l&#x2019;&#xE9;motion directe et les fr&#xE9;quents courts-circuits de la narration, op&#xE9;r&#xE9;s par la danse et le chant. Le th&#xE9;&#xE2;tre dans&#xE9; de Jan Lauwers s&#x2019;applique &#xE0; d&#xE9;crire la vie tumultueuse d&#x2019;Isabella, presque centenaire aujourd&#x2019;hui devenue aveugle mais capable de voir par le truchement d&#x2019;une cam&#xE9;ra reli&#xE9;e &#xE0; son cerveau, lui-m&#xEA;me repr&#xE9;sent&#xE9; en ses deux h&#xE9;misph&#xE8;res par des danseurs - com&#xE9;diens. Chaque personnage &#xE9;volue entre son actualisation (flash-back), au plus fort de sa pr&#xE9;sence, et son &#xE9;tat de simple souvenir, &#xE9;vanescence le plus souvent conduite par la danse, &#xE0; l&#x2019;image d&#x2019;une pi&#xE8;ce qui ne cesse d&#x2019;osciller entre diff&#xE9;rents contraires. Pr&#xE9;sence / souvenir, &#xE9;motion / distanciation, v&#xE9;rit&#xE9; / mensonge, parole / chant, choses / langage, etc.<br/>
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Lowers propose un dispositif relativement simple, conduit dans l&#x2019;acte 2 par une sorte d&#x2019;inventaire, plus proche du Perec de Penser / Classer que de Pr&#xE9;vert, autour d&#x2019;une collection d&#x2019;objets &#xE9;gyptiens et africains ayant appartenus &#xE0; son p&#xE8;re, auquel le spectacle est d&#xE9;di&#xE9;. De la chose au nom qu&#x2019;on leur donne, Lauwers invente une com&#xE9;die du langage : Isabella h&#xE9;rite de ces objets dont l&#x2019;histoire de chacun est racont&#xE9;e &#xE0; tour de r&#xF4;le, au sens propre, interpr&#xE9;t&#xE9;s par les com&#xE9;diens, qui &#xE0; la fois les montrent et les incarnent. La fronti&#xE8;re alors, est mince entre choses et gens, lesquels se partagent ainsi les corps de leurs interpr&#xE8;tes. L&#xE0;-dessus, entre mensonge et deuil, la vie pourtant tragique d&#x2019;Isabella est r&#xE9;enchant&#xE9;e par le langage, porteur d&#x2019;une ultime v&#xE9;rit&#xE9;, celle du nom justement, celui du p&#xE8;re : F.E.L.I.X, ou la r&#xE9;surgence du bonheur, qu&#x2019;une langue morte a depuis transform&#xE9; en simple pr&#xE9;nom. Portrait du p&#xE8;re donc, incarn&#xE9; par son fils, Lowers qui lui-m&#xEA;me se projette dans le corps de cette femme plantureuse, all&#xE9;gorie du si&#xE8;cle &#xE9;coul&#xE9;, entre 1905 et 1999.<br/>
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Ainsi la narration s&#x2019;enroule autour de diff&#xE9;rents points de focalisation qui se partagent la sc&#xE8;ne, par o&#xF9; le chant court-circuite la parole, la danse le jeu, o&#xF9; le spectateur trouve une libert&#xE9; suffisante &#xE0; choisir parmi les actions pr&#xE9;sent&#xE9;es celle qui retiendra son attention. De la sorte, la sc&#xE8;ne s&#x2019;ouvre sur elle-m&#xEA;me : la repr&#xE9;sentation n&#x2019;est jamais vraiment d&#x2019;un bloc m&#xEA;me si guid&#xE9;e par la parole d&#x2019;Isabella en narratrice de sa propre vie. Lauwers cherche moins la polyphonie qu&#x2019;une h&#xE9;t&#xE9;rog&#xE9;n&#xE9;it&#xE9; av&#xE9;r&#xE9;e, une mani&#xE8;re de tumulte parfois violent, parfois dr&#xF4;le, o&#xF9; la sc&#xE8;ne n&#x2019;est jamais habit&#xE9;e de la m&#xEA;me mani&#xE8;re selon les personnages, o&#xF9; une image, projet&#xE9;e sur une t&#xE9;l&#xE9;vision (une cam&#xE9;ra filme les diff&#xE9;rents objets, un peu au hasard) semble surgie d&#x2019;un arbitraire qui infuse, comme la mise en sc&#xE8;ne proprement dite, cette fameuse &#xAB; idiotie du r&#xE9;el &#xBB; dont parle Cl&#xE9;ment Rosset, dans l&#x2019;ordonnance chor&#xE9;graphi&#xE9;e.<br/>
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C&#x2019;est cette idiotie, cette inertie, cet &#xAB; &#xEA;tre-l&#xE0; &#xBB;, que Lauwers incarne lui-m&#xEA;me en complet blanc, lorsqu&#x2019;il d&#xE9;ambule parmi ses acteurs, prend parfois part au chant, d&#xE9;place quelques objets, manie la cam&#xE9;ra, s&#x2019;assoit et regarde. Mani&#xE8;re de &#xAB; grand ordonnateur &#xBB; justement, dont parlait Artaud, &#xE0; la fois spectateur et metteur en sc&#xE8;ne, lui vivant, r&#xE9;sultat d&#x2019;une vie gard&#xE9;e secr&#xE8;te (celle de son p&#xE8;re) affabul&#xE9;e mais non moins r&#xE9;elle par les affects qu&#x2019;elle provoque. C&#x2019;est aussi en &#xAB; ma&#xEE;tre de c&#xE9;r&#xE9;monie &#xBB; qu&#x2019;il vient nous pr&#xE9;senter d&#x2019;entr&#xE9;e de jeu ses com&#xE9;diens et ses personnages, nous dire que son p&#xE8;re est mort voil&#xE0; deux ans. En quelque sorte, son corps &#xE0; lui est la seule chose qui &#xE9;chappe &#xE0; la repr&#xE9;sentation ; nul besoin de le mettre r&#xE9;ellement en sc&#xE8;ne, puisque chair d&#x2019;un autre chair, chair partag&#xE9;e avec un homme qui n&#x2019;est plus, mais r&#xE9;incarn&#xE9; dans les objets qui diffusent sa m&#xE9;moire. Cet homme qui demeure en coulisses le sujet de la pi&#xE8;ce, o&#xF9; il n&#x2019;est qu&#x2019;&#xE0; balader son corps parmi les com&#xE9;diens, son corps de fils, pour dire ce que la fiction autour de lui s&#x2019;applique &#xE0; repr&#xE9;senter autrement. Deux r&#xE9;gimes de repr&#xE9;sentation s&#x2019;entrem&#xEA;lent ainsi, entre inertie du corps comme gage de r&#xE9;el et volutes dans&#xE9;es, paroles cri&#xE9;es et chant&#xE9;es de l&#x2019;artifice exalt&#xE9;. Parole d&#x2019;avant les mots qui s&#x2019;incarne &#xE0; son tour dans la danse, elle aussi rattrap&#xE9;e par la pesanteur du r&#xE9;el. Voyez le p&#xE8;re d&#x2019;Isabella, Arthur, jou&#xE9; par Beno&#xEE;t Gob : bedaine en avant, bras sur les hanches dans la posture d&#x2019;un femme enceinte, il appuie de sa lourdeur son corps sur la sc&#xE8;ne, tandis que les jambes viennent contredire cette pesanteur, d&#xE9;rouler leur v&#xE9;locit&#xE9; en discr&#xE8;tes glissades sur sol. Le ventre alors, tout entier port&#xE9; par la danse sans que son poids soit remis en question, fait lien avec le sol et la mort qui se trouve en dessous, celle de sa femme, Anna, partie trop t&#xF4;t par exc&#xE8;s de m&#xE9;lancolie. Plus tard, il faudra &#xE0; l&#x2019;h&#xE9;misph&#xE8;re gauche du cerveau d&#x2019;Isabella tenter, tout en pointes, de s&#x2019;arracher au m&#xEA;me sol de d&#xE9;solation par une s&#xE9;rie de sauts hyst&#xE9;riques, arrachement qui reproduira la m&#xEA;me sensation d&#x2019;envol et de pesanteur m&#xEA;l&#xE9;es. La seule danse, qui parfois contamine les autres, &#xE0; ne rien faire du sol, de son permanent rappel &#xE0; l&#x2019;ordre, c&#x2019;est celle du p&#xE8;re r&#xEA;v&#xE9;, celui qu&#x2019;Arthur &#xE0; invent&#xE9; pour sa fille, pour lui cacher le secret de leur filiation (elle est le fruit d&#x2019;un viol) : un lointain prince du d&#xE9;sert incarn&#xE9; par Julien Faure, dont le corps tourne constamment sur lui-m&#xEA;me, sans jamais faire lien entre le haut et le bas ; simples courbes enroul&#xE9;es dans la gr&#xE2;ce d&#x2019;une danse orientale, le fantasme du p&#xE8;re invent&#xE9; tourne et tourne encore, ind&#xE9;finiment, parmi les objets de la lointaine Afrique, vortex sentimental et c&#x153;ur secret de la chor&#xE9;graphie. Des tous les gens qu&#x2019;Isabella aura crois&#xE9;s dans sa vie, depuis ses parents jusqu&#x2019;&#xE0; ses derni&#xE8;res et scandaleuses amours (son propre petit-fils), il ne restera que lui, m&#xEA;me lorsqu&#x2019;elle saura la v&#xE9;rit&#xE9; sur son inexistence. C&#x2019;est qu&#x2019;elle l&#x2019;aime d&#x2019;amour, celui-l&#xE0;. Jan Lauwers imagine cet amour sans objet comme un derviche, un &#xE9;ternel retour, une apesanteur qui se donne souvent en arri&#xE8;re-plan, l&#x2019;air de rien mais toujours l&#xE0;, tandis que les chants se hurlent en plaintes infinies, &#xE0; l&#x2019;ombre d&#x2019;une lumi&#xE8;re trop forte, tandis que les noms s&#x2019;&#xE9;gr&#xE8;nent et que la m&#xE9;moire revient par bribes de deuils et d&#x2019;amours en fuite.<br/>
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S.B.<br/>&#xA0;</p><p><small><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/contemporain/le-temps-et-la-chambre.html">Commentaires</a>&#xA0;(2)
        <br/>Cat&#xE9;gorie:&#xA0;<a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/contemporain">contemporain</a><br/></small></p><p><a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p96.html">&#xAB; pr&#xE9;c</a>
	   	 &#xA0;|&#xA0;
	   	 <a href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/p94.html">suiv &#xBB;</a></p><p align="center"><br/>- COMMENTAIRES -</p><p><b>Fabico</b><br/>20.12.2005, 17:58<br/>je viens de voir cette fabuleuse pi&#xE8;ce &#xE0; Nantes et je la conseille &#xE0; toute personne aimant la danse comtemporraine avec un m&#xE9;lange de th&#xE9;atre et de chant bref que du bonheur .<br/><br/><b>kokou</b><br/>11.05.2007, 18:57<br/>rohi o rohak ya rohi rouhin f rouh . law rahet rouhak ya rouhi akid rouhi hatrouh<br/><br/></p><p>1-2&#xA0;/&#xA0;
			  2<br/></p><p align="center"><br/>- LAISSER UN COMMENTAIRE -</p><p><fieldset>Nom<br/><input name="commentauthor" emptyok="true"/><br/>Email<br/><input name="commentauthoremail" emptyok="true"/><br/>Url<br/><input name="commentauthorurl" emptyok="true"/><br/>Commentaire<br/><input name="commentcontent" emptyok="true"/><br/></fieldset><br/><anchor><go href="http://intimedia.kaywa.com/mobile/contemporain/le-temps-et-la-chambre.html" method="post"><postfield name="ID" value="95"/><postfield name="action" value="moblog"/><postfield name="moblog[comments][comment_author]" value="&#36;commentauthor"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_email]" value="&#36;commentauthoremail"/><postfield name="moblog[comments][comment_author_url]" value="&#36;commentauthorurl"/><postfield name="moblog[comments][comment_content]" value="&#36;commentcontent"/><postfield name="moblog[comments][comment_autobr]" value="on"/><postfield name="moblog[comments][_submit]" value="OK"/></go>OK</anchor><br/></p><p align="center">- NAVIGATION -</p><p><a href="/mobile">Accueil de Blog</a><br/><a href="/mobile/latestcomments">Derniers commentaires</a><br/><a href="/mobile/all">Cat&#xE9;gories</a><br/><a href="/mobile/galleries">Galeries</a><br/><a href="/mobile/blogroll">Liens</a><br/><a href="/mobile/archive">Archives</a><br/><a href="#top">Haut de page</a><br/><a href="#bottom">Bas de page</a><br/><a href="/mobile/about">A mon sujet</a><br/></p><p align="center">- META-NAVIGATION -</p><p><a href="http://home.kaywa.com/mobile">Accueil de Portalog</a><br/><a href="http://register.kaywa.com/mobile">Inscription</a><br/><a href="http://help.kaywa.com/mobile">Aide</a><br/><a href="http://about.kaywa.com/mobile">Impressum</a><br/><a href="http://tos.kaywa.com/mobile">Conditions</a><br/></p><p>&#xA9; 2004-2006 Kaywa AG. Tous droits r&#xE9;serv&#xE9;s.</p></card></wml>
