On se fait un break ?

C'est reparti pour le second barnum télé après Cannes, avant l'Euro et les J.O. Ce qui est bien avec Roland-Garros, c'est qu'on ne peut jamais être déçu : on peut toujours avoir son favori (que va donner Roddick cette année ? Mais surtout : y a-t-il en lui un nouveau Mc Enroe ? -comme personnage s'entend), les risques, surtout au premier tour, sont réels pour tout ceux qui ont quelque chose à perdre. Pour les autres, il y a toujours un nom à se faire (bienvenue, côté français, à Haenel, Escudé, Mutis et Julien Jeanpierre), une entrée inversemment proportionnelle (donc fracassante) à la sortie d'un grand joueur (Agassi), ou d'une joueuse prometteuse (Henin). En un mot, tout est possible. Plus que tout autre tournoi, celui de Roland-Garros sait ménager ses effets, inverser les tendances, par l'alchimie de ces corps surentraînés et de cette surface ô combien délicate qu'est la terre battue, véritable houle pour tous ceux qui s'y aventurent. La terre battue, c'est aussi bien la terra incognita des scores à venir. Comme chaque année, la télé rejoue les grands duels de nos westerns chéris, à ceci près (et c'est heureux) que cette fois les "méchants" aussi peuvent gagner.
S.B.




Commentaires
Let's keep the faith, kids !
JS, allons : tu ne dois pas renier tes propres origines bourgeoises, fusses-tu le maginfique rebelle que l'on connaît...