L...
C'est toi : peuplé désert des citadelles fantômes,
Qui de tes jaunes secrets incendie les souvenirs ;
Ceux-là qui passent, élevant les arômes
Dans tes berceaux de linge et me font revenir
Au creux des rues étroites ; et chaque nuit d'été
A rêver plus avant de ta grandeur repue,
J'espère en reculant, et chaque jour un peu plus,
T'aimer sans rien d'espoir pour me faire avancer :
Tu t'éloignes à nouveau. Que j'approche à ta rive,
Et tu t'enfuies, espiègle, parmi les sons de cloche,
Les tintements de métal que le soleil avive,
Les ding-dong du tramway, et le vent qui accroche
Ses notes au soupirail d'une maison ouverte,
Tandis que du piano, là-bas dans l'arrière-cour,
Une tristesse ancienne nous appelle au secours,
Et danse un peu le soir au refrain de nos pertes.
Toi dont je tais le nom qui résonne d'un autre.
S.B.
Qui de tes jaunes secrets incendie les souvenirs ;
Ceux-là qui passent, élevant les arômes
Dans tes berceaux de linge et me font revenir
Au creux des rues étroites ; et chaque nuit d'été
A rêver plus avant de ta grandeur repue,
J'espère en reculant, et chaque jour un peu plus,
T'aimer sans rien d'espoir pour me faire avancer :
Tu t'éloignes à nouveau. Que j'approche à ta rive,
Et tu t'enfuies, espiègle, parmi les sons de cloche,
Les tintements de métal que le soleil avive,
Les ding-dong du tramway, et le vent qui accroche
Ses notes au soupirail d'une maison ouverte,
Tandis que du piano, là-bas dans l'arrière-cour,
Une tristesse ancienne nous appelle au secours,
Et danse un peu le soir au refrain de nos pertes.
Toi dont je tais le nom qui résonne d'un autre.
S.B.



Commentaires
Quelques éclaircissements peut-être ?
Le caractère public de cette note n'imposet-elle pas un (des) explicaton(s) ?
On ne va pas se faire de fausses manières, hein ?
« À Tahiti,
À Tahiti.
Jacques Prévert.»
[Blague de mon enfance].
L, comme :
« L’histoire de l’Église doit proprement être appelée l’histoire de la vérité. »
PASCAL, Blaise, Pensées, §650
"J'appelle servitude l'impuissance de l'homme à gouverner et réduire ses affections; soumis aux affections , en effet, l'homme ne relève pas de lui-même, mais de la fortune dont le pouvoir est etl sur lui que seouvent il est contraint voyant le meilleur de faire le pire".
"par joie, j'entendrai donc une passion par laquelle l'âme passe à une perfection plus grande." Spinoza
Il faut croire que nous devons dans nos choix nous fier à ce qui nous inspire de la joie, et de la peine lorsque cette source de joie se refuse à nous.le malheur veut que d'autres peines nous empêchent de nous fixer sur ce qu'on sent bien être source de joie véritable pour nous. Nous avons dès lors tendance à être en retard sur nous mêmes; Parfois, nous ne sommes pas au rendez vous de notre destin. Ayons la force, de part et d'autres, d'écarter ces autres qui nous mettent en peine, et qu'on met en peine ( ah le triste cercle vicieux de la tristesse!) pour trouver la joie réciproque, la force donc, qu'on pourra ensuite éventuellement rendre à ces autres. La cruauté est parfois le chemin du bonheur collectif...La compassion parfois le refuge des âmes qui ont peur du bonheur. - De toute façon, quelle joie pour la muse lorsque le poète trouve les mots pour chanter pour elle! quelle chance pour le poète de trouver pour qui chanter! Ces deux évidences ne pourraient-elles donc se rejoindre pour fonder en confiance l'union de la muse et du poète?
Il faut croire que l'histoire de la vérité aurait peu de rapport avec celle de l'Eglise.